J’sais pas vous mais je préfère voir 30 types qui s’ »estrassent » sur une pelouse, entourés d’une foule en délire sans aucun dérapage violent, que quelques autres qui courent après un ballon devant un stade plein de gladiateurs haineux, violents et agressifs.
Je ne connais pas plus les règles du foot que celles du rugby, mais je préfère quand le sport reste un sport, et que les supporters restent des gens civilisés.
Respect des hommes, respect des hymnes, respect des supporters entre eux, voilà des valeurs que j’apprécie (je suis peut-être vieux jeu –comme ne le confirmera pas la suite de ce billet- mais j’assume !)
Bon, j’avoue, il y a d’autres raisons qui me font préférer le ballon ovale.
D’abord j’adore le Hakka, cette façon de s’intimider façon gorilles dominants m’amuse terriblement (juste imaginez-les faire la danse en tenue d’Adam !)
Et surtout (belle liaison avec la phrase précédente) je les aime tout nus ! Mon grand G m’a offert le calendrier des dieux du stade… quelles belles plantes ! En plus là ils ont des mines de gentils tout plein (pas du tout la mine patibulaire du Hakka).
Dimanche, notre façon de célébrer la victoire a été d’afficher dans la cuisine la photo de Dimitri (à la place du Saint Pierre aux petit oignons, le pôvre !)
Pour la petite histoire, le jour de Noël où j’ai reçu le fameux calendrier, on s’est précipitées, ma maman, ma sœur et belle maman pour admirer ces messieurs, et même on s’est choisi chacune son préféré ! Si vous aviez vu la tête de beau Papa… il faisait tout pour distraire son monde, éviter qu’on s’attarde trop, faire diversion… Jaloux, beau Papa ? À 81 ans ? Nooooooooooooon !
 
Y a-t-il un parachute dans septembre ?
Non parce que j’aimerais bien atterrir, j’ai l’impression de voler à la vitesse supersonique depuis la fin des vacances !
Enfin, nous avons fêté nos 25 ans de mariage dans la joie et la bonne humeur, ce fut un moment très fort d’amitié, lumineux, chaud (même le temps était doux).

                                           

Dans la foulée (je n’exagère pas : quelques heures seulement) je suis partie installer notre Benoît à St Malo. On a beau savoir qu’il est parfaitement heureux, dans ce cadre et dans son projet (la Marine Marchande), c’est quand même un déchirement de se séparer de nos têtes blondes, même si c’est de son âge, c’est passé si vite… un peu de blues quand même…
Le WE suivant le même Ben a fêté ses 18 ans avec ses amis, c’était aussi un peu une fête d’adieu… re-snif ! Notez que nous, ce soir là on était SDF, chassés de chez nous, heureusement qu’on a des copains sympas qui nous ont accueilli !
Puis on a remis Ben dans le train… (ça fait beaucoup de départs ça !).
Et on a embrayé sans délai sur l’emménagement de Guillaume à Marseille : physique, le 5° étage d’un immeuble ancien (vous savez ceux dont les marches deviennent plus hautes au fur et à mesure que l’on monte…). Encore un départ, moins loin, mais pas plus facile…
Du coup on se retrouve à trois à la maison, Dam qui se demande comment ça va se passer, le Merle qui s’inquiète…
Alors on est tombés malades : grippe+ gastro+ mal aux dents.
 
Vous allez rire : Le merle a une dent de sagesse qui le travaille. De là à dire que la sagesse arrive avec le départ des enfants….
 
Bon vivement octobre qu’on se pose !

Je suis sûre que vous avez des rites de ce genre, des passages obligés sans lesquels vos étés seraient incomplets, avec un petit goût de « passé à côté ».

 Aller cueillir des groseilles dans le jardin de tante Ursule, faire le tour des bateaux du port de Ste Gudule-sur-mer, ou faire une pétanque avec les voisins-de-camping-qui-sont-toujours-les–mêmes-depuis-le-Front-Populaire…

Alors, je m’exécute, et puis vous zaussi (envoyez-moi un mail ou laissez un message où je vous le donnerai), et je publierai vos perles, si vous êtes d’accord bien sûr.

Pour la famille La Grive les vacances d’été passent toujours par un séjour sur la merveilleuse presqu’île de Giens : l’antichambre du paradis, j’adore !

Depuis plusieurs années, pour régaler copains et famille (Giens est un haut lieu de retrouvailles familiales), je prépare la soupe de poissons.

Déjà, avant de partir en vacances, il faut penser à emporter mon sacro saint moulin à légumes et le safran (du fenouil aussi mais on peut le remplacer par une cuillère à soupe de Pastis).

« Demain je fais la soupe de poisson » déjà, tout le monde s’inscrit, et puis commence le rite.

En vacances on se « radasse» au lit le matin… mais ce jour là on met le réveil, pour être au port dès le retour des pêcheurs, c'est-à-dire 9 heures, je serai vite récompensée d’être si matinale ( !)

En effet, à mon lever ils dorment tous, j’avale une bricole, je prends mon cabas, je saute dans l’auto, et je file vers le petit port du Niel à travers la presqu’île endormie. On n’y croise que des mamies armées de leurs paniers, qui vont au marché de bonne heure (et avant les touristes), et je suis sûre qu’elles savent où je vais….elles savent tout ces petites dames !           Le port est là, tout calme, l’eau rosée des rayons obliques du matin, pas un bruit si ce n’est un léger clapot près de la digue, le moindre son résonne  dans ce cocon presque fermé, ça sent bon la mer et la résine de pin.                                                         Je ne suis pas seule, quelques esthètes attendent nonchalamment en échangeant des nouvelles et des recettes, on est bien, le soleil est encore doux, la journée est prometteuse                           

Puis on entend le pet-pet bien connu du premier pointu qui rentre, suivi bientôt par les autres : Antoinette, Les Deux Sœurs, Tintin et la suite viennent s’amarrer le nez au quai, on les aide (ils font semblant d’en avoir besoin…). Ils sont déjà en train de « démailler », des amis restés à terre viennent les aider. Chacun a « son » pêcheur, moi c’est Pépito, regard bleu et catogan, il fait de la philosophie (où l’élégance de la rascasse remplace celle du hérisson !) et n’a pas son pareil pour les recettes de cuisine (d’ailleurs cette année, il a été édité par la Chambre de commerce : c’est quelqu’un Pépito !).

     -         Je voudrais un bon kilo de soupe, s’il vous plait.

     -         Pour la soupe il faut attendre un petit peu, qu’on finisse de démailler…

J’ai tout le temps ! vous pensez !                                            Pendant ce temps les jeunes se font nommer les poissons : saupes, girelles, sars, galinettes, vives (attention ça pîque !), moustelles, parfois quelques belles bonites, des langoustes, un homard tout bleu !

Le bonheur des yeux.

-         Non monsieur j’ai pas de bouille (soyez rassurés, il n’est pas défiguré, il n’a pas de bouillabaisse, c’est le dialecte !)

-         (à moi) Je vous mets des piades ?

Bien sûr que j’en veux : ça donne un goût de crustacés sublime…                                                                                            Il sort sa balance romaine, et me pèse le poisson tout frétillant (qui crie « mange-moi » !) et rajoute les coquillages après pour le bada car ça pèse.                                                                         De toutes façons c’est toujours « bon poids » et puis en plus j’ai eu mon plein de conseils, informations maritimes et culinaires, réflexions profondes et sourire complice, alors je suis aux anges !

De retour je passe à la capitainerie voir la météo du jour, il y a toujours une sortie de prévue, et à la boulangerie car mes monstres ont dû se lever et ils aimeront les croissants, en plus il y aura peut-être des croûtons tout prêts, je gagerai du temps en soirée.

Bon ça c’est le premier épisode, accessible à tout le monde (avec un petit lexique local), pour la suite c’est de l’art, alors tenez-vous bien !

 

 

 

 

 

 

 

 

SOUPE DE POISSON DE LA GRIVE

Marché :

1.2 kg de soupe de roche (on peut l’acheter chez le poissonnier mais on loupe quelque chose !) s’il il y a des petits crabes, des bious, des bernard l’hermite (« piades »), c’est très bien aussi.

2 gros oignons

3 belles tomates

3 gousses d’ail

2 feuilles de laurier

quelques branches de fenouil (ou 1 cuas de Pastis)

sel, poivre et safran.

Pour la rouille :

1 grosse gousse d’ail 

1 jaune d’oeuf                                                                                       1 cuillère de moutarde

safran ou quelques gouttes de concentré de tomate si vous êtes fauché.

Huile d’olive.

En plus : des croûtons, du râpé ou/et du parmesan

Rincer les poissons et les coquillages, ne vider que les plus gros.

Dans une grande casserole (je trouve la cocotte minute bien pratique pour ça) faire revenir l’oignon en rondelles et l’ail dans une bonne rasade d’huile d’olive, rajouter les tomates en quartiers puis les poissons entiers, les coquillages, crabes… le fenouil (si vous n’en avez pas on mettra du pastis à la fin), le laurier. Mélangez le tout et laisser cuire un moment : ça fait un magma pas très esthétique mais qui sent déjà rudement bon.

Couvrir d’eau et quand ça frémit, laisser cuire ½ heure à feu doux en remuant de temps en temps.

Bon, là on part se baigner parce que la cuisine en été… ça réchauffe !

Ensuite il faut « passer » la soupe, c’est là qu’entre en scène le fabuleux moulin à légumes que je tiens de ma grand-mère (celui là je crois bien que je l’emmènerai sur une île déserte !)

Poser le moulin sur un grand récipient bien stable, drapez vous dans un grand tablier (très sexy le tablier sur le maillot de bains !), et zou !

Une louche, moulinez, une louche, moulinez… etc, jusqu’au fond de la casserole. Bon vous épargnez les coquillages à votre appareil si vous voulez qu’il resserve mais vous pouvez en extirper les bébêtes et leur faire subir le même sort que le reste.

Surtout n’oubliez pas de gratter régulièrement le dessous du moulin, c’est là qu’est le meilleur.

Vous avez obtenu une belle soupe, ajoutez le safran, le pastis si vous n’aviez pas de fenouil, rectifiez l’assaisonnement, c’est tout. Je ne mets pas de pâtes dans ma soupe, je trouve que ça n’ajoute rien.

Pour la rouille ce n’est ni plus ni moins qu’une mayonnaise avec ail et safran, je ne vous ferai pas l’affront de vous expliquer comment faire.

Bon, là on repart se baigner parce que la cuisine en été…

Pour la fin de l’épisode je vous laisse imaginer la terrasse le soir, les cigales qui nous font le « bis », l’odeur des eucalyptus, les bougies sur la table, cette petite odeur iodée-safranée qui flotte. Peu de bruit, celui des cuillères, un discret « passe-moi la rouille s’il te plait », le bonheur !

Bon maintenant c’est à vous, j’attends avec impatience vos rites de vacances, je suis sûre que vous avez des pages d’anthologie, et si vous êtes bons on fera un livre... (on a le droit de rêver non ?)

 

                                           

Bon, on part en vacances...

On en a bien besoin, entre les nouvelles destinations des grands (Benoît part à St Malo se préparer à entrer dans la Marine Marchande, Guillaume prépare un DUT de création graphique à Marseille), leurs inscription, logement et toutes les tracasseries qui accompagnent ces changements, et le train train qui continue quand même.

En plus chacun part de son côté en vacances (on n'a plus l'âge de partir en vacances avec Papa-Maman!)

Guillaume, après avoir largement fêté son bac a travaillé 3 semaines à faire des sandwiches pour un boulanger de la ville. En ce moment il se bat pour trouver un logement sur Marseille (si parmi vous quelqu'un a un filon ou une "entrée" au CROUS...). Ensuite il veut aller passer quelques jours en Hollande avec son copain Simon.

Benoît aprè15 jours de croisière en Corse et Sardaigne dans la super famille d'un copain, vient de partir pour 10 jours en camp scout (il est compagnon) en Vendée avec la Fondation d'Auteuil. Ensuite il a juste le temps de changer de sac et il part pour 3 semaines en Chine et au Tibet, un voyage humanitaire qui le fait rêver! (nous aussi!). Elle est pas belle la vie ?

Damien rentre de Corse (plein de sport, plongée, via ferrata, canyoning, et j'en passe), il vient avec nous accompagné de son "jumeau"  Victor, pour 8 jours (après c'est trop de parents!) ensuite il ira chez sa Grand Maman à Aubagne.

Nous... on va essayer de souffler! Giens puis 15 jours de voile sue le célèbre Harmattan avec des copains. Souhaitez-nous une bonne météo!

L'an dernier c'était ça:

 

 

 Cette année, sans les jeunes, ça sera sûrement différent!

Certaines pages sont plus difficiles à tourner que d'autres...Ainsi va la vie!

Bonnes vacances à tous!

 

 

 

 

 

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