TURBULENCES

Publié le par Nicole

Bourrasque et immobilité.

 

Dimanche soir, j’ai eu envie d’un instant d’apaisement, et, comme je le fais souvent, je suis montée à « la voûte » respirer la lumière du couchant.

Le Mistral effréné et glacial tordait les pins en une danse déchaînée, devant moi les collines étaient secouées de grandes ondulations, d’arbres échevelés. Tout claquait, vibrait, mugissait, secoué par la puissance des vagues de rafales, en rythme continu, infini. Vent primaire qui traverse tout, emporte tout, et disparaît au loin pour toujours revenir, marée d’air au souffle originel.

J’étais là, devant ce grand chaos, alors qu’au loin, barrant l’horizon, étalée, au bout du ciel dans une immobilité froide se tenait la barre des Alpes. Le soir qui la teintait de rose ne parvenait pas à masquer la menace de ce rempart glacial ; l’idée de finitude, d’infranchissable, qu’elle dégageait me plongea dans un profond malaise.

J’ai attendu que la couleur s’en retire pour ne plus laisser qu’une fine lame d’acier interrompre le fil du soir, j’ai frissonné et je suis rentrée.

                            

Publié dans font.fouelo

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Clochette 10/03/2006 16:28

Ah enfin te revoilà !!!!
Joli texte et très jolie photo mais je n arrive pas a l agrandir même en cliquant dessus snifffffffffffffff
Bisous à tous et à nos calendriers...